Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /Sep /2006 21:42
Jeudi 28 septembre 2006


Taman Negara by night, Malaysia.


Cette fois-ci, aucune erreur sur l'horaire : c'est même bien en avance que nous nous postons sur le lieu de rendez-vous ! Sur la route, notre minibus s'arrête prendre une Hollandaise avec qui nous ferons le chemin jusqu'à l'arrivée dans le parc. Nous voici donc sur le route de Taman Negara, parc national dont la jungle, qui s'étend sur plus de 4300km carrés (huit fois la superficie de Singapour !), est restée intacte depuis près de 130 millions d'années !! En effet, jamais l'homme n'a défriché cette partie de la Malaisie. En somme, un voyage dans une faille temporelle...


Kuala Tahan, village paisible aux pieds de la jungle.


Nous rejoignons environ 150km au Nord de Tanah Rata la petite ville de Gua Musang par la nouvelle route ouverte il y a à peine deux ans et qui nous évite de redescendre sur Kuala Lumpur pour ensuite remonter plus à l'Est (le parc se situe à environ 200km au Nord-Est de KL). Pourtant toute neuve, cette route n'en est pas moins ponctuée d'énormes crevasses qui, de loin, demeurent invisibles. Aucun trafic si ce n'est deux ou trois camions transportant du bois et derrière lesquels vous êtes obligés de piler pour ne pas les emboutir tellement l'ascension de la montagne malaise leur est pénible...
 
 Gare de Gua Musang...
... direction : Jerantut !!
 

Arrivés à Gua Musang, nous prenons un train pour Jerantut ou un bus nous attend pour nous conduire a Kuala Tahan, entrée du parc de Taman Negara. Arrivés là-bas, nous avons droit au briefing d'un des superviseurs du parc, qui, au passage, nous affirme qu'on ne peut quitter Taman Negara sans avoir emprunté son célèbre pont de singes, le plus long au monde : le Canopy Walkway, suspendu à 40m du sol, s'étend en effet sur près d'un demi-kilomètre ! Après tous ces conseils, nous décidons d'explorer le petit village afin de trouver une guesthouse où passer la nuit. Ce sera finalement la Tahan Guesthouse, fort colorée (on se serait cru aux Antilles) mais fort agréable. Nous partageons une chambre de quatre personnes avec deux Suèdoises des plus sauvages. Tout comme tout le monde en Malaisie (et ailleurs !), elles ont deviné que nous étions Français...














Tahan Guesthouse, Taman Negara, Malaysia.
Unique repas de la journée : "Undred Plus" (de la limonade médicamenteuse régionale...) et quelques chips...


Pour compenser le ramadan de la journée (et oui, nous nous plions aux coutumes locales... bien malgré nous on doit dire puisqu'il était impossible de trouver à manger durant toute la journée !), nous nous octroyons deux dîners (non prémédités on vous rassure...) sur les restaurants flottants au pied de la jungle. Phénomène inconcevable en France, la "tôlière" nous fait confiance pour l'adition et encaisse ce que nous lui devons sans même nous demander ce que nous avons pris !! Bien entendu, tout le monde nous salue et nous souhaite une bonne nuit... Décidément, la politesse malaise n'en finit plus de nous surprendre ! Fin de soirée sur les berges avec en fond sonore (merci à nos mini-enceintes) Edith Piaf, accompagnée par les moteurs ronronnant des pirogues qui remontent le fleuve...


















Soirée très colorée !



Vendredi 29 septembre 2006



Lever 7h pour l'aube que nous manquons de peu. Nous profitons des deux heures dont nous disposons avant l'ouverture du parc (oui oui oui, ramadan oblige, tous les horaires sont bousculés...) pour prendre un copieux petit-déjeuner sur un des restaurants flottants. Nous en profitons également pour réserver notre place dans le bus regagnant Jerantut le soir-même (50 Ringgits pour deux, soit environ 12?). Nous avions à l'origine prévu de passer la nuit dans la jungle dans un des nombreux postes d'observation surélevés, mais nous nous sommes rendus compte que notre portefeuille n'allait pas suivre (pas de distributeur à moins de deux heures de route !). C'est d'ailleurs avec seulement 40 centimes de Ringgits (8 centimes d'Euro...) que nous quitterons le parc, ayant eu tout juste assez pour traverser la rivière en pirogue et non à la nage... 



Matin brumeux sur le parc de Taman Negara.



Nous laissons nos gros sacs à la guesthouse, ce qui nous permet de "trekker" légés et d'affronter dans de meilleures conditions la chaleur humide de la jungle. Une seule journée de trek ne permet malheureusement pas d'espérer voir de gros animaux sauvages (il y a environ 140 tigres dans le parc, en plus des quelques rhinocéros, éléphants, singes et autres bestioles des plus tropicales !), car il faut pour cela s'engager très loin dans le parc. Nous avons cependant la chance d'oserver de très près des phacochères avec leurs petits, des varans (très gros lézards) et  un serpent d'eau qui vous font comprendre ô combien la jungle ici est ancienne (disons qu'ils sont très préhistoriques sur les bords...). Bien sûr, beaucoup d'oiseaux que vous pouvez entendre mais jamais voir, de la végétation à couper le souffle (des lianes qui sont en fait de véritables troncs, des ronces qui sont des arbres, des arbres sans cime qui vont titiller les nuages... à quelques centaines de kilomètres des Cameron Highlands, la végétation, toujours tropicale pourtant, est ici toute différente, sans doute à cause de la différence d'altitude), un singe et... des sangsues !


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 











 


 

Une végétation à couper le souffle !!


Nous avons d'ailleurs eu la chance de les cotoyer de très près puisque, même si la végétation était relativement sèche, celles-ci se sont invités sur le ventre d'Alex et les tibias d'Adrien !!! Dans ces conditions, impossible de s'arrêter bien longtemps sans voir des escouades de vampires assoiffés de sang humain se dresser pour humer l'air et se précipiter "accordéoniquement" sur vous. Impossible de détacher les suceuses de sang avec les mains sans l'aide d'accessoires aussi communs dans la vie de tous les jours qu'indispensables pour une excursion en pleine jungle : briquet, sel, tabac... En ce qui nous concerne, nous avons opté pour le feu (et l'essence...) : en effet, après avoir chauffé les bestioles, celles-ci lâchent prise... Et nous pouvons continuer notre route.




Sangsue

 

La morsure est totalement indolore, à tel point que ce n'est que lors de nos inspections paranoïaques ponctuelles que nous débusquons la bête... Alexandre a passé près d'un quart d'heure avec une sangsue lui courant du nombril au sternum avant de s'en débarrasser juste avant morsure et Adrien a quant à lui passer l'après-midi avec une sangsue sur chaque tibia !!


Malgré nos précautions, les sangsues se sont montrées impitoyables avec nous !









Ici, tous les animaux prennent des proportions... Troublantes ! A côté du specimen, un atelier desafectée, en pleine jungle.




Nous n'avons malgré tout pas eu à nous plaindre d'hémorragie excessive. Une chance car en plus de sucer le sang, ces bestioles plus ragoûtantes que dangereuses injectent un puissant anti-coagulant. Complètement paranoïaques avant même la fin de la journée, celle-ci n'a pas pour autant été gâchée. En effet, si on appréhende grandement la première morsure, une fois qu'elle a été expérimentée, on prend le phénomène avec beaucoup de philosophie...


 

 

 

 

 

 

 

 

Observatoire "Bumbun Tabing"




Malgré notre pqtience et notre vigileance, point d'animaux...


Petite pause à l'observatoire Bumbun Tabing où malheureusement nous ne voyons aucun animal sauvage.

















The Benamouteam : toujours aux aguets, en quête d'un animal sauvage à observer...


















Tentative de passage à guet... Dans un cadre des plus enchanteurs.


Dans l'après-midi, pause casse-croûte au bord du fleuve que nous essayons de traverser. Mais il n'y a aucun sentier de l'autre côté : nous sommes donc obligés de faire demi-tour. Nos finances des plus critiques ne nous permettent pas d'emprunter le Canopy Walkway... Nous savons alors ce qui nous reste à faire : revenir !!

Ne surtout pas se laisser berner par les premiers mètres d'introduction dans la jungle, avec leurs passerelles et chemins de planches... Très vite; la nature reprend le dessus ! A defaut du Canopy Walkway, un autre plus petit !!



A noter que si le parc parait très touristique dans les premiers mètres (passerelles et escaliers en bois quand le terrain s'avère trop accidenté, sentiers bien définis...), il laisse très vite une place de choix à la nature et à l'aventure qui va avec. Il ne faut donc pas se laisser berner par ses premières impressions...

























Journée quelque peu... éprouvante !!




Arrivés très transpirants en fin d'après midi après environ 7h de marche dans une atmosphère saturée d'humidité... Et très vite rafraîchis par une averse cataclysmique des plus mouillées ! Nous trouverons refuge, dans l'attente de notre bus, sous deux tôles ondulées des plus douteuses et des plus rouillées... La pluie nous accompagnera d'ailleurs jusqu'à Jerantut. Elle nous a d'ailleurs donné l'occasion de revivre une scène des Bronzés quand les nouveaux arrivants ont été débarqués à l'entrée du parc sous des torrents de pluie tropicale, sans aucun vêtement de pluie à portée de main. Bien entendu, assis sous nos tôles, les visages fatigués de routards ayant trop marché, nous avons profité de ce spectacle... avec délectation !!





Transfert vers Jerantut et recherche d'un distributeur puis de la gare, toujours sous la pluie. Nous devons attendre notre train jusqu'à trois heures-et-demie du matin dans une gare hésitant entre la ruine et la rénovation. Nous y rencontrons "Marius-le-Chaton" qui ne nous quittera pas de la nuit.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maîtres d'un soir...



Neuf heures de train des plus glaciales où nous peinons à trouver la quiétude d'un sommeil bien mérité. Déjeuner à Johor Barhu, passage de la douane puis retour "à la maison", la tête pleine de souvenirs !!




 

Par Adrien, Alexandre - Publié dans : Malaisie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 27 septembre 2006 3 27 /09 /Sep /2006 21:57

Dimanche 24 septembre 2006


The Petronas Towers, Kuala Lumpur, Malaysia


Apres une nuit laborieuse consacree au bouclage de nos differents travaux a rendre pour la rentree (et oui, il faut bien travailler parfois !), nous nous levons en fin de matinee pour finir de preparer notre paquetage : une quinzaine de kilos chacun, auxquels il faudra ajouter l'eau necessaire en grande quantite pour affronter les montagnes et la jungle malaises (2,5L par personne et par jour minimum). Bref repas au campus puis metro direction Kranji et le passage de la frontiere singapourienne. Celui-ci, compte tenu de l'heure avancee, se fait tres rapidement. De la meme maniere, aucun soucis pour le passage de la frontiere malaise a Johor Bahru. Nous trouvons tres rapidement un bus pour Kuala Lumpur au terminus de Larkin (a cote de Johor Bahru) : 30 ringgits par personne, soit moins de 7 euros pour 350km. Depart a 14h, arrivee a 18h30. Dans le bus toujours aussi spacieux, nous faisons brievement connaissance avec un Marseillais qui entre dans sa derniere semaine de vacances en Asie, apres huit mois passes entre Tokyo, Shangai et Sydney !


The TV Tower, Kuala Lumpur, Malaysia


Comme le bus nous laisse pres de la TV Tower, nous decidons d'en profiter pour avoir une vue nocturne imprenable sur la capitale. A noter que les moustiques malais sont tres accueillants ! Ca promet pour la jungle... Une fois nos yeux grises, nous sautons dans un taxi afin de regagner l'appartement d'Olivier, un co-trippeur du 4L Trophy, rencontre au cours de deboires mecaniques au fin fond du desert marocain. Olivier et ses deux colocs nous accueillent comme des rois. Diner autour de plats indiens des plus epices. Soiree papotte tres chaleureuse, d'autant plus que nos hotes nous ont reserve une place precieuse dans leur emploi du temps surcharge (ni plus ni moins qu'un dossier a rendre pour le lendemain, avec donc en perspective une nuit studieuse). Si vous lisez ces lignes Olivier, merci encore !!


Reçus comme des rois !

 

Lundi 25 septembre 2006


Kuala Lumpur vue... d'en haut !


Lever tres matinal (7h) avec une vue imprenable sur la ville brumeuse du haut des 34 etages de l'appartement de nos compatriotes noctambules. Nous pensions pouvoir monter a la passerelle reliant les deux Petronas Towers (parmi les plus hautes du monde, 451metres) mais nous apprenons que les tours jumelles sont fermees le lundi. Cela ne nous decourage pas pour autant et nous decidons d'aller les observer de plus pres by tongs. Ville tres inegale avec des tours immenses cotoyant de veritables bidonvilles, le tout divise par quartiers par de grosses autoroutes difficilement contournables. Arrives a bon port, les tours n'en finissent plus de nous impressionner : l'alliage de l'inox et du verre et leurs formes futuristes en font de veritables joyaux de modernite et de design.  Matinee a visiter la galerie marchande du KLCC puis retour a l'appartement d'Olive pour y recuperer nos gros sacs.


Leurs majestés les tours...


Bref repas puis skytrain (le metro non enterre de la ville) en direction du terminal de bus. Nous y sommes immediatement pris en charge et en moins de temps qu'il n'en faut pour le taper avec ce clavier QWERTY nous voila dans un bus en partance pour les Cameron Highlands, plantations de the perchees a en moyenne 1600m d'altitude. Le voyage, long de plusieurs centaines de kilometres de montagne ne nous en coute que 23 ringgits par personne, soit 5 euros. Comme cela se fait en Malaisie, nous sommes une fois de plus dans le bus comme dans un carrosse : celui-ci ne comptait que des rangees de trois sieges d'une largeur impressionnante !


The Cameron Highlands, Malaysia


Apres un peu plus de 3h30 de route sous la pluie, nous voici arrives a Tanah Rata, ville du centre des Cameron Highlands. Nous voila enfin liberes de la chaleur ecrasante de Kuala Lumpur, et pour la premiere fois depuis des mois nous ressentons un froid naturel (rien a voir avec celui des clim' !). Il fait ici entre 10 et 15 degres la nuit, entre 20 et 25 le jour : qui aurait cru un jour qu'avoir froid nous rendrait si heureux ?! A noter la brume accrochee par-ci par-la aux versants (surnommees "les sorcieres blanches") et qui joue une grande part dans la beaute des lieux.

The Cameron Highlands, Malaysia


Direction la Father's Guesthouse, une auberge fort agreable perchee sur les hauteurs de la ville. L'ancien domaine anglais avait ete reconvertis en guesthouse par un pretre et a desormais une place de choix dans le coeur de tous les backpackers y ayant sejourne : convivialite certaine, tarifs tres modestes (25 ringgits pour une chambre double ou 10 ringgits par personne pour un lit en dortoir, soit respectivement 6 et 2,5 euros la nuit) et ambiance tres paisible et ressourcante. Si le confort y est materiellement sommaire (comme dans toutes les auberges de ce type), il y est psychologiquement parfait.


Le jardin de la Father's Guesthouse.


Passage en ville pour y acheter la nourriture necessaire au trek dans la jungle que nous avons planifie pour demain et reservation d'un minibus pour se rendre a Taman Negara le lendemain. Pendant notre repas, nous faisons la connaissance d'un Philippin des plus sympathiques mais tres vite des plus encombrants...


Cameron Highlands, Malaysia

 


Mardi 26 septembre 2006


Si la pluie s'est calmée a notre départ, le sol demeurait tres piégeur...


Reveil matinal (6h30) mais depart tardif en raison de pluies torrentielles qui nous font craindre un sol detrempe et donc moins praticable ainsi qu'une journee "mouillee". Les averses se calmant, nous voila sur le chemin du depart vers 10h, ce qui nous fait craindre de devoir ecourter notre itineraire. Nos jambes n'ayant pas flanchees, nous parvenons detrempes au sommet de Gunung Berenbum a treize heures, apres une ascension des plus sportives : aucun lacet mais une ascension de front ; au fort denivele s'ajoutent les pieges de la boue et des racines glissantes. Notre seul regret reste l'impossibilite de jouir de la vue sans doute magnifique, voilee par un epais brouillard. En revanche, la vegetation et ses couleurs n'ont cesse de nous impressionner.


La récompense apres 3h de marche : le sommet du Gunung Berembun a 1812m d'altitude.
Les Toulousains auront remarqué une marque de notre passage...
Le sticker "Chez Tonton", en haut pres du drapeau malais !!

Trek sportif, avec parfois des sentiers a redessiner... presque a la machette !


La descente sera plus terrible encore avec parfois des poans de chemin entiers a redessiner et meme du franchissement de parois verticales et boueuses. Nous voila prets pour les commandos ! A la difficulte du terrain s'ajoutera tres vite des problemes d'orientation du fait du manque de precisions cartographiques. Au final, nous nous retrouvons a plus de dix kilometres au sud de l'endroit espere : la nuit tombant et l'impossibilite de rebrousser chemin dans une jungle devenue sombre, nous nous resignons a faire appel a une aide exterieure sous la forme d'un taxi detourne de son chemin (14 ringgits, soit 3 euros). Apres huit heures de marche dans ces conditions, c'est deja liquide que nous nous presentons sous une douche liberatrice. Au moment de nous coucher, nous essuyons une nouvelle attaque philippine.


Notre point d'arrivée théorique : Robinson Waterfall... Mais nous ne seront a l'auberge que 2h plus tard !
Au pied de la jungle, le paysage qui caractérise le mieux les Cameron Highlands : la culture en térasses, avec notamment d'innombrables plantations de thé, héritage de la colonisation britannique.

 

Mercredi 27 septembre 2006


"8h15 ?! Nannn... Dis-moi que tu plaisantes !"


Forts fiers de l'affaire que nous avions fait en reservant notre transfert pour Taman Negara directement en ville et non a l'auberge (en tout 20 ringgits d'economie), nous en oublions de partir. La scene vaut le coup d'etre imaginee : Alexandre et Adrien sont prets une heure a l'avance pour pouvoir profiter d'un petit-dejeuner matinal en terrasse. Alexandre : "A quelle heure on part exactement : 10h ou bien 10h15 ?" Adrien : "Attend, je verifie sur le papier qu'on nous a file... Ah merde, c'etait 8h15..." Tentant de garder un brin d'espoir sur la possibilite de repousser notre depart au lendemain, nous nous rendons, sacs sur le dos, a l'endroit ou nous avions reserve nos billets. Heureusement la Malaisie et les Malais sont arrangeants et on nous offre ce que nous avions a peine ose imaginer : un depart demain matin, 8h15 ! Apres nous etres confondus en excuses, nous regagnons "vainqueurs" notre guesthouse pour y demander une nuit de plus, en dortoir cette fois-ci. Journee repos.


Journée repos et détente, avec au programme un scrabble franco-anglais, disons... Pitoyable de médiocrité !
Alala... On ne peut pas etre a la fois marcheurs et scrabbleurs !
(Enfin... On essaie de s'en convaincre pour se consoler !)

Par Adrien, Alexandre - Publié dans : Malaisie
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Samedi 26 août 2006 6 26 /08 /Août /2006 22:03
Vendredi 25 aout 2006

Vue imprenable sur Singapour en perspective...


Week-end improvisé en Malaisie : départ en début d'apres-midi pour Johor Bahru, le poste frontiere malais. Seulement 1km sépare Singapour de la Malaisie, mais ce km suffit a vous faire réellement changer de monde... Oubliée la propreté immaculée, la retenue parfois frustrante des Singapouriens: ici on accoste, on raccole pour les taxis, la nourriture, le logement... Impossible de passer inaperçus avec notre gros sac et nos tetes de touristes !!


Discrétion garantie avec la Benamouteam en vadrouille !


Mais ici tout le monde est incroyablement souriant et sympa. Taxi pour Larkin, la station de bus de Jahor Barhu, un peu plus loin que la frontiere. Nous avons durant le trajet en MRT jusqu'a la frontiere singapourienne fixé un point d'attache pour passer le week-end: Kukup, un village de pecheur pas tres loin, sur la cote occidentale de la péninsule malaise. Nous cherchons donc un bus pour nous y rendre: il nous faut d'abord rejoindre Pontiane, qui est sur la route de Kukup.


Le bus semble etre le meilleur moyen pour se déplacer en Malaisie : peu onéreux, confortables, on en trouve parttout pour toutes les destinations, avec a chaque fois de tres gros terminus !


Un Malais nous propose de nous y conduire en taxi: comme le voyage revient beaucoup moins cher en bus et que le taxidriver ne veut pas céder sur le prix, nous déclinons la proposition, non sans mal ! Et quelque chose de fantastique s'est alors produit, quelque chose qui finalement, compte tenu de la serviabilité des Malais, ne nous étonnera plus par la suite: le chauffeur de taxi nous a lui-meme indiqué le bus qu'il fallait prendre et quel prix ça nous couterait ! "90 Ringgits c'est trop cher ? Et bien prenez ce bus-la, c'est moins cher, moins de 10 Ringgits !" It would be never happen in France !!


Les bus malais: toujours oldschool, jamais inconfortables !


Trajet en bus donc jusqu'a Pontiane: décidément, la Malaisie, pourtant géographiquement tres proche de Singapour, ne cesse de nous étonner... Leur bus sont de vrais limousines, tre spacieux, tres confortables !


Comme des rois dans leur carosse !


Sur la route, nous avons droit a un coucher de soleil magnifique sur la palmeraie embrumée (le mot n'existe peut-etre pas, mais vous en comprendrez le sens...) qui borde la route: terrible frustration que celle de ne pas pouvoir s'arreter pour faire une photo... Arrivés a Pontiane, nous prenons un taxi pour Kukup: une vieille Merco, comme au Maroc ! Comme il n'y a absolument rien de touristique a Kukup (aucun hotel, aucune auberge...nous ne le savions pas encore mais nous allions tres vite nous en rendre compte !), le chauffeur décide de nous laisser au Resort qui précéde de quelques kilometres le village. Le complexe est quasiment désert, seul un restaurant semble ouvert: nous y prenons un diner des plus fameux (poisson local et frais, riz a la malaise...).


Festin malais !


Une chose tres étrange s'est ensuite passée: la serveuse, temps que nous mangions, nous comprenait parfaitement et nous la comprenions parfaitement aussi... Mais quand nous avons demandé la plage, un bug a mis hors-circuit son encéphale anglophone: elle ne comprenait plus rien ! Elle a alors appelé le cuisto qui ne comprenait guere plus... On a alors décidé de rejoindre le village de Kukup, mais le cuisto ne voulait plus nous lacher, voulait que l'on réserve une chambre ou un taxi... La serviabilité des Malais a quelques mauvais cotés ! Nous avons donc rusé pour nous en dépetrer: nous sommes allés vers l'office avant de faire demi-tour une fois qu'il eut le dos tourné, et rejoindre ainsi la route, direction Kukup (a seulement quelques kilometres de la). Début de marche nocturne donc, avant qu'un taxi ne s'arrete a notre hauteur pour nous demander ou nous allions: il conduisait justement deux Chinoises au village. Nous voila donc embarqués !!

Arrivés a Kukup, nous nous rendons tres vite compte que rien ici n'est prévu pour le tourisme, meme le plus roots soit-il... Nous avions parfois meme l'impression que nous étions les premiers occidentaux a explorer les lieux, tant nous ne passions pas inaperçus ! Mais encore une fois tout le monde nous salue... Fantastique ! Nous faisons en vain le tour du village sur pilotis dans l'espoir de trouver au loin une plage sur laquelle passer la nuit. Quant au village en lui meme, de magnifiques maisons (souvent une seule et grande piece avec au milieu un hotel, avec une grande baie vitrée donnant sur l'extérieur et servant d'entrée) cotoient des cabanes en déliquescence... Les planches formant les ruelles sont parfois tres douteuses... Ce qui n'empeche pourtant pas les locaux d'y circuler en scooters !  Et il n'y a ici pas de systeme d'égout: tout est jeté a l'eau (les toilettes ne sont qu'une cabane avec un trou au dessus de la mer) ! Et comme le village est construit sur l'eau, il en est entouré... En plus de l'odeur de poisson (rappelons qu'il s'agit d'un village de pecheurs) stagne donc cette odeur de déchets jonchant les flots. Nous apprendrons par la suite que Kukup est tres prisé par les Singapouriens pour son poisson, mais nous nous demandons encore ou vont les Singapouriens pour trouver des restaurants la-bas ! Alors que nous sommes arrivés au bout du village (il est construit sur le modele d'une jetée, donc exclusivement en longueur) et que nous décidons de faire demi-tour, un vieil homme nous court apres et nous propose de nous trouver une chambre pour la nuit... Nous aurons beaucoup de mal a, une fois de plus, nous en détacher ! Cela nous coutera quelques Ringgits d'ailleurs... Nouvelle frustration, celle de ne pas avoir pu prendre clichés du village: trop peu de place pour le pied sur les pontons, et pas vraiment la meilleure configuration pour prendre des clichés étant donné que tout le monde vit dehors a cette heure-ci en Malaisie... Nous craignions de faire trop "touristes" et de les mettre plus mal a l'aise qu'ils ne l'étaient déja en notre présence. Et puis il y a eu ce vieux monsieur qui nous a fait visiter en long, en large et en travers tous les recoins de la jetée !


Tanjong Piai, Etat de Johor, Malaysia


De retour sur le route de Pontiane, nous décidons de prendre un taxi pour Tanjong Piai, un village sur l'extreme pointe de la péninsule, juste en face de Singapour. Grosse Merco: le chauffeur et le passager avant ont chacun un enfant sur les genoux ! Dans l'impossibilité de trouver une plage meme a Tanjong Piai, nous optons pour une chambre car il commence a se faire tard. La salle de bain s'avere des plus sportives, avec un lavabo ne tenant plus qu'a un fil et en guise de douche une grande bassine accompagnée d'une casserole avec au fond de l'eau stagnante, apparemment depuis un moment... Tant pis pour la douche de ce soir !


Mieux valait ne pas trop s'appuyer sur le lavabo en se lavant les dents...


Soirée d'inauguration de nos mini-enceintes : écouter notre propre son dehors sous un kiosque (oui, partout ou l'on va il y a des kisoques !!) nous a permis de nous isoler de leur musique de karaoké mise a fond... Mais soirée écourtée a cause d'insectes aux piqures des plus douloureuses: Adrien en fera les frais.


Au loin... Singapore by night !

Au petit matin, découverte de notre kiosque malais !



Samedi 26 aout 2006


A quelques kilometres de la, les usines de raffineries de Singapour.


Levé 9h30, petit-déjeuner sur le ponton de l'auberge et... Découverte des lieux ! Nous n'avions pas eu le loisir, a cause de notre arrivée tardive de la veille, de nous rendre compte des rivages de la cote malaise: des amas de bois mort couverts de détritus...


Chercher une plage de ce coté aurait été peine perdue...


En revanche, la vue que l'on a de Singapour, juste face a nous, et du traffic maritime est absolument impressionnante ! Malheureusement les photos ne sont pas a la hauteur du spectacle qui s'offrait a nous...


Une noria de batiments marchands forment un véritable cordon entre la Malaisie et Singapour...


Nous avons également droit à une averse des plus humides, averse que nous avons vu se profiler a l'horizon et venir sur nous en regardant la surface de l'eau. Sympathique !


Ça sent le mouillé...

...a raison il faut dire !
Mieux valait etre à l'abri...


Une fois cette averse calmée, nous partons a pieds rejoindre la route principale: le scooter est ici roi, meme si nous n'avons pas croisé énormément de personnes sur le trajet. Une fois de plus tout le monde nous salue...



Au final, nous n'aurons jamais marché tres longtemps...

Meme les vaches malaises semblaient intriguées par notre présence...


Petit pont... de bois... des plus douteux !


Un véhicule a quatre roues se fait finalement entendre derriere nous: il s'agit d'un petit camion-benne tres bruyant mais avec dans la cabine trois sieges ! L'ouvrier accepte de nous conduire jusqu'a l'intersection avec la route principale ou d'ailleurs se trouve son atelier de travail. A noter qu'ici l'usage de l'Anglais est beacoup plus laborieux !!


Petit mais bien pratique avec ses trois places en cabine !


A l'intersection, nous avons a peine le temps de descendre du petit camion et de remercier notre chauffeur qu'un taxi s'arrete et nous propose de nous conduire a Pontiane, ou nous devons reprendre un bus pour Larkin. Un couple malais fera une partie du voyage avec nous. Scene des plus comiques peu de temps avant notre arrivée au terminal de bus: le vieux chauffeur de la Merco a allumé son vieux poste-k7, a mis sur le nez des lunettes des plus fashion et a augmenté le son... River of Babylon ! Imaginez un peu la scene... En plus, cette musique semble vouloir s'imposer comme hymne de notre séjour en Asie: c'est bien simple, on l'entend partout ou on va ! Meme les chauffeurs de cyclo-tuk-tuk (les vélos type "pouce-pouce" que l'on peut trouver pres de la Singapore River, avec toujours la musique a fond, crachée par une enceinte sous les sieges avant... mais l'appellation n'a rien d'officiel, elle est de notre cru !) a Singapour la mette quand on s'approche d'eux... Si c'est pas un signe ça... Bus jusqu'a Larkin et gros dodo. Petit McDo avant de passer la frontiere, histoire de profiter encore un peu de la nourriture malaise (...), encore meilleur marché qu'a Singapour.

Passage de la frontiere, bus puis MRT jusqu'au campus que nous regagnons avec cette impression bizarre mais tres agréable d'etre partis plusieurs mois durant en Malaisie. Et si nous n'étions en fait qu'a quelques dizaines de kilometres de Singapour, nous avons eu l'impression de nous rendre au bout du monde ; bilan donc tres positif pour ce premier séjour hors de notre Cité-Etat et pour un week-end aussi court.


Tanjong Piai by night, Malaysia.


>> Plus de photos !
Par Adrien, Alexandre - Publié dans : Malaisie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus